L’art d’être vulnérable

L'art d’être vulnérable

J’ai rencontré beaucoup de gens qui ont jeté l’éponge et refuse de se rendre utiles au Royaume de Dieu parce qu’ils ont été blessés et ne veulent plus s’exposer à ces traitements « injustes » et « ingrats ». Avec toute la compassion et l’intercession qu’il faut mettre en œuvre pour ces co-ouvriers, il faut cependant retenir ce que Jésus Christ lui-même dit : « Un serviteur n’est pas plus grand que son maître »

Il est inexplicable que Jésus Christ, celui qui par un simple claquement des doigts aurait pu faire périr tous les mécréants qui l’insultaient au pied de la croix, ait accepté de mourir sans se défendre. Il n’avait pourtant pas oublié qui il était puisqu’il a dit à Pilate :

Lui qui a servi fidèlement, aimé parfaitement et compati sincèrement avec ceux qui souffraient a été abandonné, haï et assassiné publiquement. Il nous dit en connaissance de cause, avec une parole prophétique que nous ne lisons pas toujours dans le bon sens : « S’ils m’ont rejeté, ils vous rejetteront » Et en effet, ils l’ont rejeté. S’Ils m’ont haï, ils vous haïrons » Et en effet, ils l’ont haï. Cette parole de Christ n’a pas été dite pour décourager les disciples, mais bien plus pour leur donner la mesure du leadership auquel ils étaient appelés, et les inviter à persévérer quand autour d’eux le rejet, la haine et la persécution séviraient.

Nous ne sommes pas du tout obligés de subir ces choses. Tous les leaderships ne viennent pas avec le même lot de blessures et de souffrances, d’incompréhension et de rejet. Mais le leadership chrétien, immanquablement. Et le lot d’épreuves n’a pour limites que celles que le Maître lui-même a subies. Les dirigeants de ce monde cherchent le pouvoir et quand bien même leur peuple souffre, ils se mettent à l’abri. Les gestionnaires de grandes compagnies financières et autres dirigent des centaines de personnes, mais se mettent à l’abri des mises à pied et des coupures drastiques. Le leader chrétien est à l’image de Christ : il supporte même la présence quotidienne de ceux qui vont le livrer, les aimant du même amour qu’il voue à ceux qui Lui sont fidèles, à l’exemple de Christ envers Juda. Le mot clé de cette histoire est simple : le bon leader ne peut s’empêcher d’être vulnérable. La vulnérabilité est la conséquence du ministère de proximité que nous devons aux gens que Christ nous confie : c’est ce ministère de proximité qui, par amour, a conduit Christ du Ciel sur la terre, et de la terre au Ciel !

Ma prière est que le Leader et Berger parfait, qui a survécu à toutes les épreuves et blessures, restaure ceux d’entre nous qui occupent des fonctions de direction dans le monde et en particulier dans l’Église. Il saura vous guérir, vous guider et vous rendre apte à un leadership triomphant !

Pst. Isaac Bazié

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