Leader naturel ou Leader spirituel?

Leader naturel ou Leader spirituel?

Leader naturel ou Leader spirituel

S’il est vrai qu’il y a des gens qui « naturellement » sont des meneurs, des dirigeants, il est bibliquement faux que tout le monde est un leader. J’ai déjà entendu et moi-même cru pendant un moment à cette déclaration : « Tout le monde est un leader » ; certainement à cause de la générosité de la chose, son aspect démocratique qui rend la fonction de leader accessible à tout le monde. Mais la Bible nous montre autre chose. Si tout le monde était appelé à être un leader, Dieu n’aurait pas dit à Moïse à travers son beau-père Jéthro : « Choisis parmi tout le peuple des hommes capables, craignant Dieu, des hommes intègres, ennemis de la cupidité; établis-les sur eux comme chefs de mille, chefs de cent, chefs de cinquante et chefs de dix » (Exode 18.21). Il suffit par ailleurs de se référer à l’institution des diacres dans Actes pour voir qu’on n’a pas attribué ce leadership à n’importe qui : « Les douze convoquèrent la multitude des disciples, et dirent: Il n’est pas convenable que nous laissions la parole de Dieu pour servir aux tables. C’est pourquoi, frères, choisissez parmi vous sept hommes, de qui l’on rende un bon témoignage, qui soient pleins d’Esprit Saint et de sagesse, et que nous chargerons de cet emploi. » (Actes 6.2-3). Il y a des standards bibliques pour être « leader », si on entend par ce mot « un dirigeant », à un degré plus élevé que celui du chrétien moyen, quelqu’un qui assume une fonction et les responsabilités qui lui sont rattachées.

Il faut faire attention pour ne pas se laisser éblouir par les dispositions « naturelles » des gens qui manifestement – comme on dit souvent – sont nés pour diriger. Certes, Dieu a créé chacun de nous avec des talents et le naturel est là pour justement être utilisé par Dieu. Là où il faut se méfier, c’est de rester collé à cet appel évident et de négliger le fait que même si nous avons les meilleures dispositions naturelles pour mener les foules et à atteindre des objectifs, nous ne sommes pas dispensés de l’épreuve qualifiante qu’est l’examen du cœur devant Dieu. Ceci est la première loi incontournable. La meilleure des dispositions naturelles pour diriger, avec un cœur mal motivé ou insoumis à Dieu, devient la pire des dispositions parce que le leadership de telles personnes ne servirait pas les intérêts de Dieu mais ceux de l’homme. C’est la raison pour laquelle j’insiste : La compétence d’accord, mais le cœur d’abord !

Après la disposition de cœur, il faut savoir que la meilleure disposition naturelle à servir ne peut nous dispenser de la qualification spirituelle dont nous avons besoin. Est-ce par hasard que les diacres dans les actes des Apôtres, qui de prime abord étaient appelés à des tâches comme servir aux tables, devaient être « pleins d’Esprit Saint »? Un leader qui agit sans se soucier d’être dans la plénitude du Saint-Esprit devra se contenter de compter sur ses propres forces et finira par se brûler ; à cela s’ajoute le fait qu’il ne portera pas le fruit qu’il aurait pu porter s’il avait cette plénitude.

Il faut se demander quel genre de leaders nous sommes et comment nous nommons les nouveaux leaders. Quels sont nos critères ? Sommes-nous tout de suite charmés par les talents naturels ou cherchons-nous à voir si, derrière les talents naturels battent des cœurs soumis à Dieu et des Esprit connectés à l’Esprit Saint ? Aspirons-nous encore, après un certain temps dans nos fonctions, à cette plénitude de l’Esprit, la Force sans laquelle notre passion finirait par mourir ?

Ma prière est que Celui qui non seulement appelle mais rend également capable d’agir en Son Nom, Jésus Christ, nous encourage et nous équipe adéquatement pour les ministères qu’IL nous fait le privilège d’exercer en Son Nom.

Pst.  Isaac Bazié

partager

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *