Aide médicale à mourir… ou Offre de la Vie en abondance

Aide médicale à mourir… ou Offre de la Vie en abondance

Récemment, le Ministre de la santé a commenté le premier rapport qui vient de paraître depuis que la loi sur l’aide médicale à mourir est entrée en vigueur en décembre 2015. Ce rapport montre qu’en moins d’un an, 262 personnes ont eu recours à cette nouvelle possibilité offerte légalement, de mettre fin à sa vie avec l’aide d’un médecin. Le Québec n’est pas seul à avoir adopté cette loi dans le monde. Si les chrétiens sont contre elle, ce n’est pas par ignorance ou par mépris des atroces souffrances qui sont à l’origine de ces décisions venant de personnes qui n’en peuvent plus de souffrir, bien loin de là. Cette « aide » légale pour mettre fin aux jours et aux souffrances d’une personne malade dit simplement qu’il n’y a pas de système capable de régler tous les problèmes de notre vie. Le ministre avoue avoir été surpris de voir que le nombre de personnes qui ont mis fin à leur vie par ce moyen est trois fois plus élevé que celui qu’il s’était imaginé ! Mais est-ce vraiment étonnant ? Je ne pense pas.

Il suffit de regarder autour de nous avec une certaine sensibilité face aux souffrances souvent muettes des gens que nous côtoyons, pour nous rendre compte qu’il y a énormément de détresse ; pourtant notre société est marquée par beaucoup d’abondance et de ressources visant à aider les gens à bien vivre. À tel point que parfois on ne parle plus de « bien vivre », mais de « mieux-être ». Cette expression m’a souvent fait sourire, parce que le « mieux » suppose que la marche du « bien » est déjà franchie. Et pourtant…

Une chose m’a frappé dans les commentaires du ministre de la santé : il tente d’expliquer le fait que plus de gens dans la région de Québec ont demandé à mourir par rapport à Montréal : Là (Montréal) où les communautés manifestent une croyance, il y a moins de personnes désireuses, malgré les souffrances, de mettre fin à leurs jours. Je vais laisser au ministre le soin de continuer à chercher une explication acceptable et dire ce dont je suis convaincu : la foi en Christ est plus qu’une béquille pour les mauvais jours, elle est la clef pour accéder à une vie digne ici sur terre et après la mort. Cette foi ouvre notre regard sur le monde, selon ce que son Créateur a voulu qu’il soit, et sur la vie, selon ce que son Créateur a voulu qu’elle soit. Et Dieu n’a jamais destiné l’être humain ni à la mort, ni à la souffrance. Que les deux soient présentes dans nos vies n’en rend pas Dieu coupable et responsable pour autant. C’est la raison pour laquelle Jésus – qui a souffert, qui est mort et qui est ressuscité – a dit une parole extraordinaire (Jean 10.10): « Je suis venu pour que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance ». Il lance une invitation que j’ai entendue un jour et qui a changé mon existence : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » (Matt. 11.28).

Pendant ce mois de novembre, il faudra simplement se souvenir de cette offre de la vie ; la recevoir par la foi en Christ et Lui demander de nous aider, non pas à finir avec la vie, mais à la vivre avec son soutien, sa compassion et sa force. À ceux et celles qui sont « fatigués et chargés » avec toutes sortes de souffrances et de dépendances, il a promis un repos qui vient parfois sous la forme d’un miracle ! C’est possible, il suffit de faire confiance à Celui qui a lancé l’invitation : Jésus.

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